Chroniques du conseil municipal du 14 décembre 2017

Nous voici réunis pour un second conseil municipal en 2 semaines. Ce sera - sauf urgence- le dernier de l'année 2017. L'ordre du jour appelle 29 points qui nous ont été révélés 48 heures avant la réunion des commissions municipales. Le lundi soir, recevoir quelques mégaoctets dans sa boîte mail dont il faut prendre connaissance pour le mercredi 20 h 30, c'est...comment dire....un vrai bonheur. Je songe à monter un syndicat pour dénoncer les conditions de travail lamentables qui sont offertes à l'opposition municipale. Le conseiller de la majorité, lui, n'a pas ce genre de problèmes : il n'est pas obligé de prendre connaissance des affaires municipales, il a confiance, il ne se méfie pas. Et en plus, il est souvent indemnisé, lui. On lui demande de lever le bras au bon moment et il le fait. Enfin, quand il est là...Encore une séance où nous notons des absences prolongées et pas forcément excusées.
Mais ne nous plaignons pas, nous sommes privilégiés, car parfois les conseils permettent de se rappeler pourquoi on est engagés en politique.
Nous adoptons le PV de la séance de septembre et je fais préciser au maire le coût projeté de la piscine de l'Ile de Monsieur : ce sera bien 37 millions d'euros et pas 26 HT comme il l'avait annoncé : un petit oubli pas trop grave.
On s'apprête à passer au point 2, mais le maire est facétieux et change l'ordre du jour pour laisser la place aux questions orales des conseillers. Et il se fait questionner par Belkacem Belarbi, son 2ème adjoint à la culture. Piqué au vif, le premier magistrat de notre commune n'a absolument pas apprécié que deux de mes collègues socialistes et moi même remettions en question sa pratique de la laïcité dans nos tribunes du Sévrien de décembre. En résumé, et de façon presque pas caricaturale ça donne ça :
- "Monsieur notre maire, notre groupe (le vôtre NDLR) a été très choqué que la méchante opposition dise du mal de vous. Pouvez-vous nous confirmez que tout cela ce n'est que vilénies et mensonges pour nous rassurer ?
- "Monsieur mon adjoint, merci pour cette excellente question que je ne vous ai absolument pas suggérée. Je vous rassure donc : l'opposition dit n'importe quoi, jamais je ne me permettrai de mettre à mal la laïcité dans l'exercice de mon pouvoir municipal. Comme toujours, j'ai tout bien fait, je n'ai choqué ni dérangé personne."